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Quand les gens entendent la musique de Julie Crochetière pour la première fois, leur réaction est invariablement la même: "Wow! Mais ... qui est-ce?" Ils renchérissent souvent: "On devrait l'entendre partout!"

Une question de rythme, de profondeur. De cette voix envoûtante, à la fois puissante et vulnérable, qui nous enveloppe et nous emporte. De ces chansons vibrantes d'émotions; celles de l'artiste, soudain devenues les nôtres.

L'ALBUM "COUNTING DREAMS"

L'album "Counting Dreams" rappelle avec bonheur une époque révolue; celle des enregistrements "live" des années 1960, des élans sincères et spontanés; celle d'avant les choeurs virtuels et les refrains standardisés. Une époque où dix doigts sur un piano pouvaient vous mener au sommet des palmarès. Où les musiciens étaient toujours des artisans, souhaitant livrer un message, partager la force d'un désir, la peur d'un amour, la douleur d'une perte.       

Ce 4e album solo de Julie Crochetière est une oeuvre profondément authentique. "J'ai trouvé la vérité dans la simplicité, explique Julie. Ce projet m'habite depuis dix ans." Enregistré en une semaine l'automne dernier, à Montréal, avec la complicité de quelques amis musiciens aux cordes et aux percussions, l'album comprend neuf chansons originales et deux reprises, dont une chanson en français de Vincent Vallières.

Julie a vendu plus de 400 000 exemplaires de ses différents projets musicaux au cours des dernières années. Une performance renversante! "Ces ventes ont créé ce que j'ai baptisé mon "Conseil de conseillers". Tout le monde dans ce métier vous donne des conseils. "Tu es trop jazz pour faire du pop, trop pop pour faire du jazz, le soul est mort, tu devrais faire un disque en français, tu devrais faire un disque en anglais, tes cheveux seraient plus beaux coiffés ainsi, dans le style indie-soul..." Ce refrain des "tu devrais" est divertissant mais, depuis longtemps, je savais exactement ce que je voulais faire. C'est un sentiment très puissant, très stimulant, que de savoir, au plus profond de soi, ce que l'on DOIT faire. Je voulais créer quelque chose de limpide, de dépouillé. Je voulais entendre les chansons, mais aussi l'air autour des notes. C'est toujours tentant d'ajouter un autre instrument, une autre voix. "Ce serait bon, avec des cuivres, ici, non?" Mais ces chansons, tout cet album en fait, avait déjà sa propre voix."

UN PEU D'HISTOIRE

Julie Crochetière est une femme d'expérience. Oui, oui, à 33 ans! Dès l'âge de sept ans, elle fait ses gammes au piano classique, puis à la trompette. Adolescente, elle passe des heures, assise au sous-sol de la maison familiale de Montréal, à écouter Roberta Flack, Bill Withers, Carole King et Nina Simone (et à supplier ses parents de lui en procurer les partitions!) Elle écoute le même album deux fois, trois fois par jour, chaque jour, parfois pendant un an, pour en déchiffrer la formule. Pour percer le mystère de l'émotion. Ses deux parents ingénieurs (et grand amoureux de musique) ont certainement contribué à cette approche à la fois rationnelle et affective de la musique.              

Julie grandit, cherchant sa voie parmi les blondes platines et autres Duran Duran. Elle sait que cette voie ne correspond pas à la musique en vogue, qu'écoutent ses amis. Inlassablement, elle retourne au sous-sol, au vieux sofa et aux disques vinyles.   

À l'âge de 17 ans, son professeur de musique lui propose une audition pour un orchestre  corporatif. Elle obtient le contrat, apprend rapidement un répertoire de 200 chansons, et  met au point une technique infaillible pour marcher sur des talons hauts pendant cinq heures d'affilée sans sourciller. En un an, elle chante dans près d'une centaine de concerts.  

À 18 ans, après un rigoureux processus de sélection à Montréal et Toronto, Julie devient  l'une des cinq participantes de la première téléréalité canadienne, "Popstars". Le groupe  ainsi formé, baptisé Sugar Jones, signe un contrat avec le géant Universal et connaît plusieurs succès radiophoniques, dont "How Much Longer" et "Days Like That". Les  tournées de Sugar Jones mènent Julie aux quatre coin du Canada et même en Angleterre. Le groupe se voit bientôt décerner un disque platine pour son album éponyme. 

Lorsque l'aventure prend fin, Julie se retrouve seule dans son minuscule appartement de Toronto, loin de chez elle. Elle envisage vendre son piano pour payer le loyer lorsque son amoureux et gérant, Chris Bennett, lui dit: "Ce n'est pas un piano. C'est une machine à créer des chansons. Je ne le vendrais pas, si j'étais toi."

Julie s'y met donc avec sérieux. Elle se lie d'amitié avec Haydain Neale, du groupe Jacksoul, qui la guide avec rigueur et simplicité: " Tu le sens comme ça? Joue-le comme ça!" 

En 2007, elle lance son premier album solo intitulé "A Better Place", d'inspiration soul-jazz. Le titre "Precious Love" grimpe au 18e rang du (AC Charts? Des palmarès ? Billboard canadien?) dans la catégorie Adulte contemporain. L'album "A Better place" se taille une place, devenant l'album le plus téléchargé sur iTunes (catégorie Soul/R&B canadien) en avril 2008. La chanson "Precious Love" se distingue, pour sa part, comme finaliste dans la catégorie "Meilleure chanson" des Canadian Radio Music Awards.      

En 2011, Julie lance son troisième album, "Steady Ground". De l'univers intimiste, très  soul, de son précédent album, Julie passe à un rythme plus dansant, un son plus percutant, un  groove résolument assumé rappelant le Chic and la musique de Nile Rogers; Avec ses airs énergiques, tous plus accrocheurs les uns que les autres, "Steady Ground" fait le bonheur des directeurs musicaux d'ici et d'ailleurs; les droits d'utilisation sont vendus pour plusieurs films et émissions de télévision en Amérique du Nord et en Europe. 

ICI ET MAINTENANT

Julie lancera son 4e album “Couting Dreams” en mai 2014. Ce nouvel album, sous étiquette Vega Musique et distribué par Dep/Universal, comprend 9 chansons originales et deux reprises. “Counting Dreams” est une réalisation de Tim Gowdy (Coral Egan, The Barr Brothers, Keith Kouna) et Julie, avec la participation du Quatuor Orphée ainsi que de Robin Smith aux arrangements pour cordes (James Morrison, Cher, Andrea Bochelli).       

“Counting Dreams” raconte l'histoire d'un amour et d'une perte, l'histoire d'un fol espoir et d'une farouche détermination...  Une histoire livrée avec fougue par une auteure-compositeure-interprète qui atteint son but: dénuder son âme, pour mieux toucher la nôtre.